Jacques MONOD
Collège
LES PENNES MIRABEAU
 

Dyspraxie visuo-spatiale

samedi 18 septembre 2010, par Administrateur

Dyspraxie / Dyspraxie visuo-spatiale
Un handicap fréquent invisible

 

Définition

Dyspraxie : défaut d’automatisation de la séquence gestuelle (de la bouche, des jambes, des mains et/ou des yeux).

Dyspraxie visuo-spatiale : (trouble visuo-practo-spatial) : défaut d’automatisation du geste + défaut de coordination visuo-motrice + défaut de construction de composants de la spatialisation.

 

Signaux d’alerte

En classe :

Sur les apprentissages

  • Dysorthographie sévère (écriture phonologique)
  • Dysgraphie importante : manque de fluidité (écriture très pointue, lettres pas formées et pas sur les lignes, ratures, très grande lenteur)
  • Dyscalculie spatiale : n’aligne pas les chiffres, pas de représentation spatiale, pas d’image mentale

Dans la vie scolaire

  • Mauvaise organisation du cahier de texte
  • Le cartable est en vrac (papier en accordéon), la case du bureau aussi, le classeur n’est pas rangé
  • Problème de recopie : textes et schémas
  • Il se cogne souvent et tombe
  • Il ne se repère pas dans les locaux
  • Il demande souvent l’heure (pas de lecture sur une montre à aiguilles)
  • Il mange très mal à la cantine : ne sait pas couper sa viande, fait tomber son verre souvent, mange salement...
  • Il ne sait pas utiliser une règle

Tous les troubles ne sont pas à intensité égale, ils ne sont pas tous présents. Souvent on trouve une association dysorthographie avec dyscalculie spatiale, on parle alors de trouble visuo-spatial.

A la maison :

  • Quand il est petit, il ne joue pas avec les cubes et les puzzles
  • Il ne cherche pas le papier et les crayons
  • "Nul" en jeux de ballons, vélo, jeux d’assemblages, faire les lacets, boutonnage, natation, l’habillement et à table
  • Il ne sait pas ranger
  • Il n’a pas de repères dans le temps et dans l’espace...

 

Vers qui se tourner ?

  • Psychologue scolaire, service de Santé Scolaire : le repérage est possible dès la maternelle, après une phase de remédiation
  • Le neuropsychologue pour un bilan complet

 

Ce qu’il faut faire

Accepter le "handicap" à la maison comme à l’école.

En classe

  • Garder les cahiers aux lignes larges
  • Garder les repères spatiaux (gommettes, points...)
  • Soulager la production écrite (passer par l’oral et les photocopies)
  • Verbaliser le plus souvent possible (par exemple, donner une définition à la place d’un dessin)
  • L’enfant parle en travaillant : ne pas lui dire de se taire mais lui apprendre à chuchoter (mode de compensation à préserver)
  • La dicté : passer aussi par le verbal (épeler)
  • Le plus difficile pour eux : géométrie, dictée, anglais, allemand
  • Apprentissage de l’ordinateur et logiciels spécifiques en géométrie, par exemple
  • Au collège : favoriser l’italien ou l’espagnol

A la maison

  • Montre digitale, scratch, verre "stable", viande coupée, aide à l’organisation...

 

 

Ce qu’il ne faut pas faire en classe comme à la maison

  • Nier l’échec
  • Culpabiliser l’enfant en classe ou à la maison (le traiter de paresseux, lui dire que c’est de sa faute...
  • Le mettre face à son échec systématiquement
  • Le forcer à faire ce qu’il ne peut pas faire et ne pourra peut-être jamais faire

 

Où seront-ils envoyés après diagnostic ?

  • Rééducation orthoptique
  • Psychomotricité et/ou ergothérapie
  • Ce sont des enfants qui arrivent au bac. L’écriture s’améliore avec le temps. Prendre en compte la grande fatigabilité de ces enfants. Ils ne sont pas paresseux, bien au contraire.

 

www.dyspraxie.info

 
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